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Le Mag'hebdo : Les vrais chiffres de vacance des commerces... Est-ce que ça va bien à Saumur ?

Ah le centre-ville de Saumur... Il est objet de beaucoup de commentaires d'internautes et d'inquiétude quant à la situation de la ville. Depuis quelque temps, au Kiosque, on était partagé comme Michel Acphin en Conseil Municipal, quand il a posé la question « Monsieur le Maire, votre optimisme vous honore, mais ne trouvez-vous pas que le nombre de boutiques fermées va croissant ? » Cela tombait bien, il a pu répondre précisément, nous avions communiqué les résultats de notre comptage, un à un des commerces du centre-ville, pour que le maire puisse nous donner son commentaire avant de publier...

Vers une éclaircie pour le commerce de centre-ville ?


Depuis l'avènement du commerce de grandes surfaces dans les années 70, la manière d'acheter des consommateurs a changé. Selon l'association des Commerces de France, aujourd'hui, 62 % du chiffre d'affaires du commerce se réalise en périphérie, contre 25 % en centre-ville et 13 % dans les quartiers. Une situation qui n'est pas la même selon les villes pour la fédération Française du commerce spécialisée, Procos, qui mesure le pourcentage des commerces vides en centre-ville dans les rues les plus attractives pour mesurer la dynamique. Dans ses études, Procos note que 50% des villes de France ont un taux de vacance supérieur à 10%. Ce chiffre dépasse les 15 à 20% pour les villes moyennes, dont l’agglomération varie de 35000 à 75000 habitants. Celles qui ont les meilleurs résultats sont situées à plus de 1h30 des grandes métropoles, pôles d’attractivité commerciale et les autres villes qui sortent du lot sont touristiques comme Deauville ou Bastia. Dans la région, la situation est tranchée selon la taille et la situation. A Angers, le taux de vacance dans les rues principales du centre est de 4.3%, Nantes de 3.7%, à la Baule de 2.7% et aux Sables-d'Olonne de 1.6%. Par contre, elle est de 16.9% à Saint Nazaire, de 15.5% à La Flèche et de 16.7% à Cholet. Malheureusement, Saumur ne figure pas dans le panel choisi par Procos. Alors on a compté.

401 commerces

Alors du 1er au 8 février, au Kiosque, on s'est réparti les rues et on a compté les commerces pour savoir combien étaient fermés.On a dénombré 401 boutiques dont 40 étaient fermées entre les rues d'Orléans, Beaurepaire, Saint-Jean ou l'avenue de Gaulle, comme vous pourrez le vérifier sur ce lien, soit 10%. Entre nous, on a même décerné un bonnet d'âne à la rue Saint-Jean et à la rue d'Orléans. Attention aux raccourcis, la variation est rapide 1% ne correspond qu'à 4 commerces. Entre ouvertures et fermetures, cela va très vite. Pour avoir sa réaction, nous avons confié nos chiffres au maire Jackie Goulet, afin qu'il vérifie. Ensemble, nous avons décidé de ne pas prendre en compte, ceux en travaux dont l'ouverture est imminente et ceux qui ne devraient pas rouvrir pour des raisons de sécurité comme le Lobby Lounge rue Molière, par exemple. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes arrêtés au taux de vacance de 7.2%. Un chiffre correct, mais qui n'est pas merveilleux non plus.

Des surfaces trop petites

Pour expliquer la situation, le maire, Jackie Goulet évoque deux paramètres : "Les magasins disponibles ont souvent des surfaces trop petites et inadaptées et des prix de loyer parfois trop élevés par rapport au marché. C'est le cas de certaines boutiques rue Saint-Jean qui ne trouvent pas preneurs. Elles sont souvent trop chères pour la rentabilité. Pour une bonne gestion, celles-ci ne devraient pas excéder 7% du chiffre d'affaires". Des propos corroborés par Jean-Christophe Bourreau, gestionnaire de biens sous l'enseigne Mobixel : "Il y a une demande, faible, mais il y a une demande. Le problème est que les surfaces sont souvent de 20 à 40 m². Trop petites. Nous avons, par exemple, actuellement, une enseigne nationale qui recherchent 250 m² pour qui nous ne trouvons pas. La solution se trouve dans le regroupement de surfaces. Il arrive que deux propriétaires se réunissent pour louer. Cela a été le cas pour la pharmacie place Franklin Roosevelt ou encore pour un magasin rue Saint-Nicolas. Les mentalités des bailleurs évoluent. Beaucoup de propriétaires consentent à ne plus demander d'indemnités d'entrée dans les lieux et acceptent des baux précaires. Depuis la loi Allur, nous proposons des baux de trois ans avec des loyers progressifs. C'est essentiel pour la rentabilité des entreprises. Certains propriétaires accèdent à la demande de commerçants de baisser les loyers de manière momentanée."

Disparité selon les quartiers.

Le commerce change et les enseignes aussi. La demande évolue avec le temps. Jean-Christophe Bourreau : "Les commerces qui cherchent à s'implanter proviennent du secteur de l'habillement. Nous constatons aujourd'hui aussi, une accélération sur les services à la personne ou les soins du corps. » Les quartiers évoluent et se concentrent. Le loyer d'un bien dépend principalement de sa situation géographique et de la demande. Il est très variable d'un quartier à un autre, précise Jean-Christophe Bourreau : "Il est de 19 à 20 € le m² sur le plateau Franklin Roosevelt / Bilange, aux alentours de 13 € le m² dans le quartier rue du Marché / Saint-Pierre et de 9€ entre les ponts"...
La disparité est importante, les choses évolueront peut-être si un casino s'installe...



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Article du 14 février 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


10 commentaires :


Commentaire de Alcofriobas le Ligérien 14/02/2018 18:34:33

Allez, soyons fous et changeons les données du problème.
Et si l'on se décidait à réunir juridiquement sans possibilité de séparation le bâti (les murs) et l'activité commerciale qui s'y exerce.
Ainsi on en terminerait de ces micro surfaces laides sans confort ni hygiène qui n'ont que pour finalité une RENTE de survie car même le logement du dessus de la boutique est abandonné inoccupé.
Mais pour cela il aurait fallu que le monde des commerçants se décide à penser pension ou retraite plutôt que de s'accrocher comme l'huitre à son rocher à des idées balzaciennes périmées qui les conduisent à la pauvreté .
Combien de commerces dans Saumur peuvent offrir des toilettes client ? des vestiaires corrects au personnel? un bureau au patron ?
La mixité des offres doit inclure de l'alimentaire qui a besoin de livraison quotidienne et de surface importante.
Il fut un temps à la fin du 19ème siècle où dans de nombreuses villes des galeries-passages commerçantes couvertes se créèrent pour le confort de tous, à l'abri des caprices du temps, devançant ce qui deviendra les centres commerciaux actuels.
Cette démarche aurait pu être poursuivie mais au prix de démolitions du bâti ancien et d'une l'aération restructuration des centres ville.
Tous les cœurs de ville ne sont pas des quartier historiques à sauvegarder agréables à parcourir ou à regarder loin de là.
Alors changeons la loi sur les baux commerciaux et .. tiens si les commerçants revenaient vivre au dessus de la boutique !
Alcofribas le Ligérien




Commentaire de parkings 14/02/2018 18:56:38

personnellement j'évite le centre ville pour la bonne raison que pour une course de courte durée pas moyen de trouver à se garer sans risquer une contravention de 35 euros si par malchance votre course à demander un peu plus de temps , résultat soit on se gare à perpète soit on choisit les centres commerciaux et tant pis pour le centre ville !!! et en ce moment les travaux n'arrange rien !!! et les quais de Loire non plus !!! LOL



Commentaire de Beau travail 14/02/2018 23:25:53

Il faut souligner le beau travail du kiosque qui réalise là une demonstration de journaliste. Vérifier, puis presenter arguments/contre arguments des principaux acteurs politiques permet de se faire une opinion avec précision. Maintenant, il faut se poser la question suivante: comment ne pas amplifier le chiffre de 7,2 % de vacances commerciales? Cela fait plus de 20 ans que les successions municipales détricotent et refont le plan de stationnement sans réelle feuille de route sur le long terme. Résultat, les riverains, clients et commerçants sont totalement perdus... la peur de la prune l’emporte sur le plaisir de flâner en ville/ une cata pour le développement du bien consommer, donc du développement du commerce. L’anticipatIon devrait être une priorité de nos politiques. Les dernières décisions nous montrent que c’est le contraire qui prime. Des travaux sont annoncés, on supprime du parking et en plus de ça on double le prix du PV. Peut-être aurait-il fallut trouver des solutions pour permettre aux clients et Saumurois de Profiter pleinement du centre ville. Il faut toujours proposer des contres parties. Force est de constater qu’il n’en est rien...



Commentaire de A pied 15/02/2018 07:01:57

Je viens toute les semaines à Saumur faire mon marché.
Je me gare place du Chardonnet, c'est gratuit.
J'ai 60 ans, et 10 minutes de marche avec mes courses ne me font pas peur !



Commentaire de mr brochet 15/02/2018 07:30:37

Le commerce a papa est terminé.Il faut s'adapter ou disparaitre.Le client est pressé et ne veu plus perdre son temp le week end alors entre midi et deux il mange un bout en arpentant les magasins afin de boucler les achats generalement fait en fin de semaine.alors oui du magasin ouvert peut etre moin tot mais plus longtemp.Tel l'epicier arabe qui a tout compris et qui cale les horaires en fonction de la demande.Mais pas un ou deux mais tous sinon le client il va chez edouard et en plus la voiture est pas loin et garer gratuitement.



Commentaire de Lolo de Pocé 15/02/2018 08:50:11

Arrêtons de se plaindre du manque de parking gratuit a Saumur, ce n'est pas vrai, les quais sont gratuits en zone bleue certes mais gratuits.
Je vais très régulièrement au marché et faire mes achats en centre ville et je n'ai jamais eu de problème de stationnement. Après parfois les quais sont fermés pour inondation alors pourquoi ces jours là ne pas proposer le stationement gratuit? A vous de jouer M. LE MAIRE



Commentaire de Tonton 15/02/2018 09:23:53

Ce n'est pas en installant des vendeurs de lunettes, agences immobilières et vendeurs de kebabs qu'on va faire venir les gens dans le centre-ville !



Commentaire de La solution... 15/02/2018 15:11:58

Il est étonnant que notre bienveillant Maire n'ai pas déjà mise en place sa recette favorite: Tout acheter à vil prix, au titre de la préemption dès la mise en vente, via une S.C.I. à pavillon municipal, (mais profits personnels...), et louer ensuite les bouibouis à des petits autoentrepreneurs prêts à crever la dalle en souriant afin d'éviter le chute vertigineuse du tissu économique local...



Commentaire de incroyable 15/02/2018 19:57:52

M Apchin ne se souvient-il pas que la disparition d'une grande librairie en centre ville est entièrement de sa faute et de ses collègues de la municipalité de la droite? il s'est fait avoir avec le leclerc ! Il n' a pas honte de poser de telles questions. Incroyable , il a la mémoire courte et son rôle s'est simplement d'ennuyer la majorité.
Fait-il ses courses à Saumur ou préfère-t-il TOURS ou ANGERS, villes plus dignes pour lui...Moi je ne le vois jamais en ville contrairement à notre nouveau maire.



Commentaire de Faluns d'Anjou 17/02/2018 18:10:21

Le problème tient en partie aux problèmes de stationnement. Places insuffisantes et coût troponéreux. Les grandes surfaces ont tué le petit commerce qui n’a pas su s’adapter (les toilettes dans le magasin sont vraiment le top. Aux Etats-Unis, la moindre petite boutique a ses toilettes, très propres de surcroît, et on peut faire ses courses sans être obligé d’aller comme en France boire un coup dans un café en cas d’envie pressante).
Les centres commerciaux font fleurir à l’entrée de chaque agglomération une quantité de « hangars « colorés, plus laids les uns que les autres, tandis que la ville meure.
Dans mon village du Maîne & Loire de 1900 habitants j’ai le souvenir de quelques décennies en arrière où chaque rue alignait des quantités de magasins divers, qui ont permis à chaque commerçant de vivre décemment, voire pour certains de s’enrichir.
Puis l’affreuse grande surface s’est installée, en plein centre ville, et petit à petit les commerces ont fermé, rachetés dit-on par le maire… faisant disparaître leur vitrine où j’aimais m’attarderlorsque j’étais enfant derrière des palissades de tôles ondulées.
Dans ce ghetto ne subsistent que banques, coiffeurs, assurances, agences immobilières, rien de bien convivial (à part le coiffeur), un PMU et si les habitants peuvent aller à pied acheter leur kilo de patates, l’âme de mon village est morte sous les coups d’épée d’un fougueux mousquetaire.
Car c’est bien joli à Saumur d’excentrer tous les magasins, comment font les personnes âgées qui faisaient leurs courses quotidiennement dans la petite épicerie voisine ???
Triste époque où le modernisme mondialiste fait disparaître tout ce qui a fait la vie d’un village. Il suffit d’appuyer sur la touche « Supprime » et notre passé disparaît.


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