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Saumurois. Harcèlement scolaire : Encore du chemin à parcourir...

Le 8 novembre a lieu la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. Pour la Fédération des Conseils de Parents d'Élèves du Saumurois, la sensibilisation du 8 novembre est « nécessaire, mais pas seulement le jour qui y est consacré », remarque la présidente Stéphanie Dagon. En effet, si des actions sont menées, le territoire ne déroge pas à la moyenne française : 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement scolaire.

« Le harcèlement, pour l'arrêter, il faut en parler » (FCPE)


« Une journée, pour quoi faire ? », se demande Stéphanie Dagon. Pour rappel, cette journée de sensibilisation a été voulue par le ministère de l’Éducation en 2015. Plusieurs années plus tard, « le sujet reste, hélas, d'actualité », regrette la présidente de la FCPE du Saumurois. Ce jeudi 8 novembre 2018, il s'agit de la quatrième édition de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. « Détecter les harcèlements, libérer la parole, permettre aux victimes de trouver l'aide nécessaire font partie des buts de cette journée », rappelle-t-elle.

Communiquer pour mieux sensibiliser

Le lundi 5 novembre dernier, Jonathan Destin racontait son histoire au travers du film diffusé sur TF1, « Le jour où j’ai brulé mon cœur ». Victime de harcèlement, racket, moquerie, violences physiques au sein de son lycée, il a voulu en finir avec ses souffrances en s'immolant par le feu. « En parler, au travers de son livre, de ce film ou de conférences lui permet aujourd'hui de se sentir utile en sensibilisant les élèves, mais aussi les professeurs. Des professeurs qui ne voient pas et ne peuvent pas intervenir, par manque de temps, de concertation et surtout parce qu'ils ont des classes de 30/35 élèves et qu'ils ne peuvent pas être derrière tous les jeunes », poursuit la présidente. À la veille de la rentrée scolaire, le dimanche 2 septembre dernier, Catherine Verdier, psychologue et analyste, spécialiste des enfants et adolescents, rappelait sur France Info qu'environ « 1 enfant sur 10 » est victime de harcèlement scolaire, soit en moyenne 3 élèves par classe. Des chiffres répartis de la sorte : « 12% en primaire, 10% au collège et 3 ou 4% au lycée ». Tous les professeurs sont donc confrontés à ce phénomène, dont les séquelles sont parfois très graves. « Les DYS (dyslexique, dyscalculique, dysorthographique...) étant beaucoup plus touchés par le harcèlement que les autres », considère Stéphanie Dagon.

Le harcèlement scolaire, en Saumurois aussi

« Parmi les situations marquantes », explique la présidente de la FCPE, « j'ai le souvenir d'une maman très inquiète qui m'a appelé à l'aide au printemps 2017, car l'établissement où se trouvait sa fille de 12 ans restait sourd et aveugle devant les violences verbales permanentes de quelques élèves provoquant une phobie scolaire et des problèmes de santé. Malgré mes conseils pour trouver une issue positive, cette famille n'a pas eu d'autres choix que de changer l'enfant d'établissement. J'ai découvert que cette famille avait choisi Yolande d'Anjou, le collège de ma fille. Et cette maman a pu me témoigner l'épanouissement de cette jeune fille, heureuse et totalement intégrée dans cette structure à taille humaine, où les enfants plus fragiles sont particulièrement accompagnés ». Fervente opposante à la fermeture du collège Yolande d'Anjou de Saumur, actée par le Conseil départemental de Maine-et-Loire le mardi 16 octobre dernier (relire notre article), Stéphanie Dagon n'a sans doute pas choisi l'exemple de ce collège par hasard : « Sauf que cette maman est aujourd'hui désespérée, comme beaucoup d'autres parents, depuis l'annonce de la fermeture ».

Des actions sur le territoire, malgré la « suppression des moyens »

Comme l'affirme la présidente de la FCPE, « les établissements scolaires publics du Saumurois mènent des actions auprès des élèves pour les sensibiliser ». Par quels moyens ? « Grâce à des interventions extérieures d’associations, ou des actions visuelles, et nous le saluons ». Pour Stéphanie Dagon, le problème du harcèlement scolaire est en lien direct avec les moyens mis à disposition des professeurs : « Certains établissements peuvent être attentifs à toutes les situations de violences, parce que le nombre d’élèves de l’établissement le permet. En pleine période de suppression de moyens de l'Éducation nationale dans les établissements publics du Saumurois avec la fermeture d'un de ces collèges (NDLR Yolande d'Anjou) », la FCPE du Saumurois témoigne de l'accompagnement mené auprès des familles en expliquant que « de nombreuses familles sollicitent la FCPE ou ACVS (NDLR Association Contre les Violences Scolaires) ». Mais cette mobilisation est-elle suffisante ? Stéphanie Dagon voit plus loin : « Et pourquoi pas des cours d'empathie, de communication relationnelle dans le programme ? C'est l'expérience qui est menée dans plusieurs pays, dont le Danemark, où les élèves suivent obligatoirement des cours d'empathie... et cela porte ses fruits. Apprendre le bien-vivre ensemble avec ses différences, c'est aussi un message que font passer ACVS et la FCPE au cours des conférences qu'ils proposent ».

Infos pratiques :
Numéro vert : 3020. Un site à visiter : www.nonauharcelement.education.gouv.fr.


Article du 08 novembre 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de Bagneux 08/11/2018 19:09:14

Bonsoir Sa me fait bien rire tous ça Mon fils a été harcelé en classe de ce1 et ce2 par son professeur d école J ai pourtant averti la directrice Une autre parent d élève à même averti les forces de l ordre mais rien n y fait.



Commentaire de Pascaline 08/11/2018 20:51:06

Nous avons vécu la même chose au collège St Anne...
" Axe stratégique 1 : accueillir
Nous accueillons les jeunes tels qu'ils sont, quels que soient leur milieu social et culturel et les respectons comme des personnes uniques.
Comme dans une famille, nous prêtons attention aux plus petits et prenons soin des plus fragiles.

c'est beau, très beau sur le papier glacé !



Commentaire de On ferme les yeux 09/11/2018 00:42:19

Ça serait déjà bien si on abordait le sujet en classe. À l’école de ma fille en cm1 rien... on croit être à l’abri de tout, ou alors c’est tabou?


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